LinkedIn vous influence ? Que peut-on apprendre de cette expérience pour adopter l’IA et réussir le digital.
- jean-baptistegaumo
- May 28
- 2 min read

Dans mon dernier billet, j’ai parlé réseaux comme brique d’organisation. Déclinons le concept pour l’adoption digitale, le chainon manquant dans bien des transformations digitales.
L’adoption digitale, c’est la capacité des utilisateurs de mettre la profit toutes les fonctionnalités utiles des systèmes dont ils disposent. Et dans bien des cas, c’est là que les transformations digitales échouent : la technique marche, le projet a abouti, les gens ont été formé (ok, un peu vite car on était à la bourre, mais le consultant leur a passé les slides). Et pourtant, les gens n’utilisent pas. Et on ne réalise pas les gains escomptés. Au doigt mouillé, 2/3 des cas*, quand même ! Et on y perd 15% de productivité** !
Pour que les gens adoptent un outil digital, il faut qu’ils soient accompagnés pour cela, et que son adoption soit reconnue socialement***. Et les réseaux comme organisation ont ce pouvoir : répondre au quotidien aux questions très pratiques des utilisateurs, et également contribuer à la reconnaissance par les pairs des résultats obtenus. Par ailleurs, c’est une organisation incroyable pour faire circuler l’information de manière organique, sans passer par les lourdeurs de la hiérarchie.
Encore mieux : ça marche ! J’ai vu fonctionner des réseaux d’utilisateurs dans les entreprises pour lesquelles j’ai travaillé, j’en ai ravivé, j’en ai mis en place, et à chaque fois, en quelques mois, une partie significative des problèmes typiques de l’adoption s’améliorent. Visiblement, sans investissement, sans nouveau système d’info. Il faut un peu d’effort quand même, passer du temps à expliquer, trouver les bonnes personnes (ce n’est pas magique !) mais le résultat m’a plusieurs fois impressionné.
Une des grandes puissances des réseaux, c’est de permettre d’avoir, au bon niveau dans l’organisation et avec le bon niveau de détail, tous les échanges qui permettent de faire converger outil et processus. Et donc de faire changer les processus sur le temps long (pas juste le temps d’un projet), dans le concret du travail des gens (et pas juste sur le ppt de consultant en stratégie). C’est au quotidien que ces arbitrages se font, que les outils évoluent avec les façons de faire, par petites touches, pour répondre à la fois à la nécessaire amélioration des processus et aux évolutions de l’environnement. Et le réseau, ça sert à ça : mettre cette fabrique de la décision quotidienne au bon niveau pour les outils digitaux et les processus. En un mot, produire de l’alignement organique.
*sur le taux d’échec des projets, de très nombreuses études montrent ce chiffre de 2/3 de projets en échec. Par exemple cette étude du BCG de novembre 2024, qui met bien en évidence la nécessité de l’organisation (gouvernance, maturité technique) pour le succès des transformations digitales : https://tinyurl.com/2znz4zda
** Rapport annuel sur l’adoption de WalkMe. Ici l’édition 2026 : https://tinyurl.com/2vhdjdap
*** Dans cette étude, Venkatesh & all. mesurent et valident statistiquement les leviers de l’adoption digitale : https://tinyurl.com/zz4xavzu



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